Valorisation des résidus

Le développement durable s’inscrit de plus en plus dans l’actualité et fait le sujet de longues réflexions de la part de citoyens, entrepreneurs et chercheurs. L’écologie industrielle dispose de plusieurs outils afin d’optimiser ses techniques, dont un est la valorisation des résidus industriels. À titre d’exemple l’entreprise Sintra a commercialisée un matériau de recouvrement de route composé en partie de résidus industriel de bardeaux d’asphalte, ce qui permet de donner une seconde vie à une partie des 200 000 tonnes de bardeaux usagés qui aboutissent dans les sites d’enfouissement.  Le Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ),  tente de son côté, de valoriser les résidus de la bauxite, déchet produit par les alumineries et de le transformer en granulats servant à la production de béton léger. La valorisation des résidus représente une avenue prometteuse en terme d’impact environnemental et représente aussi  une source de revenu supplémentaire dans certains cas. Selon Yves Fortin, directeur du Technocentre en écologie industrielle, il en existe encore plusieurs autres outils à l’écologie industrielle et permettant de développer de façon plus durable : l’analyse du cycle de vie  d’un produit ou d’un service, l’écoconception, soit la prise en compte de l’impact  d’un nouveau produit sur l’environnement ; l’écoefficacité, c’est-à-dire trouver le moyen de faire plus avec moins. À cette liste on peut ajouter la responsabilité sociale et environnementale (RSE), un concept selon lequel les entreprises intègrent des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités. L’écologie industrielle est donc un concept prometteur et qui gagne à être intégré dans  les pratiques des gestionnaires.

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